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BRUXELLES ET LES VINGT-SEPT NEGOCIENT LE PARTAGE DES EFFORTS POUR REDUIRE LES GAZ A EFFET DE SERRE, LE MONDE

La France a le grand plus mal à obtenir la prise en compte au niveau européen du nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. La Commission européenne fait, pour l'instant, la sourde oreille aux demandes de Paris en ce sens, une semaine avant la présentation, le 23 janvier, d'un "paquet législatif" environnemental dont les modalités suscitent un intense débat chez les Vingt-Sept.

  
Il s'agit de réduire, conformément aux engagements pris en mars 2007 par les chefs d'Etat et de gouvernement, les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à leur niveau de 1990, de refondre le mécanisme d'échange des droits d'émission de GES, tout en atteignant au moins 20 % d'énergie renouvelable dans la consommation européenne. La Commission entend fixer à chaque capitale des objectifs nationaux obligatoires pour promouvoir les énergies renouvelables dans les transports, le chauffage et la production d'électricité.

Les grands Etats-membres seraient ainsi contraints, d'ici à 2020, d'augmenter de 13 points – par rapport à 2005 – leur part d'énergie "verte". La hausse serait limitée à un peu plus de 10 points pour les économies plus modestes. Dans le cas de la France, la formule retenue pour répartir les efforts revient à dépasser le seuil de 23 % de renouvelables à l'horizon 2020, contre un peu plus de 10 % aujourd'hui.